Un site britannique de poupées sexuelles enfantines sous enquête à Paris
Le parquet de Paris a ouvert une enquête visant le site britannique « Little Sex Dolls », accusé de commercialiser des poupées sexuelles d’apparence enfantine. Une vingtaine de personnes soupçonnées d’avoir acheté en ligne ce type de poupées ont été interpellées mi-décembre lors d’une vaste opération policière en France.
Le parquet de Paris a lancé une enquête concernant le site britannique « Little Sex Dolls », accuser de vendre des poupées sexuelles ressemblant à des enfants. Ce nouvel investissement porte à cinq le total des enquêtes récemment initiées par le parquet de Paris sur des plateformes de vente en ligne liées à la pédopornographie.
La Haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, a annoncé lundi avoir saisi la justice au sujet de ce site, qui expédie ses produits vers la France. « À réception du signalement de la Haute-commissaire à l’Enfance lundi, une enquête a été confiée à la DNPJ [Direction nationale de la police judiciaire], plus particulièrement à l’Ofmin [l’office mineurs] et l’Ofac [Office anti-cybercriminalité] », a précisé le parquet.
« Ces produits sont dangereux : ils nourrissent des comportements pédocriminels et mettent en péril la sécurité de nos enfants », a déclaré Sarah El Haïry. Elle a exigé que « l’identité des acheteurs soit communiquée aux autorités compétentes ».
La Haute-commissaire a agi à la suite d’un signalement du site par l’association Mouv’Enfants, qui lutte contre les violences sexuelles sur mineurs, auprès de plusieurs instances, y compris la Répression des fraudes. Début novembre, la révélation de la vente de poupées sexuelles d’apparence enfantine sur la plateforme de l’écommerce asiatique Shein a soulevé un tollé.
Depuis, le parquet de Paris a ouvert des enquêtes contre Shein, AliExpress, Temu et Wish. Ces enquêtes concernent des infractions de « diffusion de message violent, pornographique, ou contraire à la dignité accessible à un mineur » sur les quatre sites. Pour les deux premiers cités, elles portent également sur la « diffusion de l’image ou la représentation d’un mineur présentant un caractère pornographique ».
Une vingtaine de personnes soupçonnées d’avoir acheté ce type de poupées en ligne ont été interpellées à la mi-décembre lors d’une opération policière d’envergure en France.

