France

Cyberattaque à La Poste : retour presque normal, quelques problèmes persistent

La Poste a été victime d’une cyberattaque lundi, affectant ses services en ligne et le suivi de la distribution des courriers et colis. L’attaque a été revendiquée par le groupe de hackers prorusses NoName057, qui est responsable de multiples attaques visant principalement l’Ukraine et ses alliés, dont la France.


Les choses reprennent un cours normal à La Poste. Après avoir été victime lundi d’une cyberattaque qui a perturbé ses services en ligne ainsi que le suivi de la distribution des courriers et colis, l’entreprise a déjà constaté une amélioration de la situation. Le site laposte.fr, particulièrement touché par l’attaque, est de nouveau accessible.

« Le suivi de colis sur le site a également repris, a indiqué La Poste à l’AFP. Il peut rester des colis qui n’y sont pas encore référencés mais c’est très marginal. » Cette cyberattaque a eu lieu en pleine période de fêtes de fin d’année, un moment crucial pour l’entreprise. Au cours des deux derniers mois de l’année, le groupe trie et distribue 180 millions de colis.

En dépit des perturbations, « 5,5 millions de colis » ont pu être acheminés depuis lundi matin, dont « 2 millions pour la seule journée du 24 décembre », a précisé La Poste mercredi après-midi. La banque en ligne et les centres d’appels fonctionnaient normalement, selon la même source.

Une attaque revendiquée par des hackers prorusses

La Poste, qui a déposé plainte mardi, a assuré lundi qu’aucune donnée sensible n’avait été volée, décrivant l’incident comme un « déni de service ». Ces attaques informatiques consistent à surcharger des sites web et des applications par des requêtes ciblées afin qu’ils ne soient plus accessibles.

Le parquet de Paris a confirmé mardi à l’AFP que le groupe de hackers prorusses NoName057 (16), responsable de multiples attaques visant principalement l’Ukraine ainsi que ses alliés, dont la France, avait revendiqué cette cyberattaque. Toutefois, des chercheurs en cybersécurité mettent en garde contre cette revendication, jugée tardive et potentiellement opportuniste pour des groupes cherchant une visibilité médiatique.