Etats-Unis : Trump annonce un « âge d’or économique » avec croissance américaine en hausse
La croissance des États-Unis a atteint 4,3 % en rythme annualisé au troisième trimestre, selon une estimation préliminaire du Bureau of Economic Analysis (BEA). Selon le BEA, l’inflation mesurée par l’indice PCE a réaccéléré entre juillet et septembre, tandis que les revenus réels, corrigés de l’inflation, sont restés stables.
La croissance des États-Unis a atteint 4,3 % en rythme annualisé au troisième trimestre, selon une estimation préliminaire du Bureau of Economic Analysis (BEA). Ce niveau, inédit depuis deux ans, a surpris les marchés : les analystes s’attendaient à un ralentissement marqué de l’activité, autour de 3,2 %, après un 3,8 % au trimestre précédent, selon le consensus de Trading Economics.
Sur une base trimestrielle, le produit intérieur brut a progressé de 1,1 %. Le BEA précise que cette augmentation est principalement due à une « accélération de la consommation ». Les dépenses publiques, en particulier militaires, ainsi que les exportations ont également soutenu la dynamique, alors que les investissements ont légèrement reculé.
Ces chiffres ont été publiés avec près de deux mois de retard en raison du « shutdown » fédéral qui a paralysé les agences statistiques entre début octobre et mi-novembre. Donald Trump a rapidement salué ces données sur Truth Social, affirmant que « l’âge d’or économique de Trump est lancé à TOUTE vapeur » et que les économistes « se sont trompés mais « TRUMP » et quelques autres génies avaient raison ».
Dans un autre message, le président américain a attribué ces « chiffres économiques GENIAUX » aux droits de douane instaurés depuis son retour à la Maison-Blanche, tout en répétant qu’il n’y a « PAS D’INFLATION ». Cependant, selon le BEA, l’inflation mesurée par l’indice PCE a réaccéléré entre juillet et septembre, tandis que les revenus réels, ajustés pour l’inflation, sont restés stables.
Pour expliquer la robustesse de la consommation dans ce contexte, Michael Pearce, économiste chez Oxford Economics, mentionne un effet richesse concentré sur les ménages les plus riches. Ces derniers, qui représentent une part significative des dépenses, bénéficient de la hausse continue des prix de l’immobilier et de la bonne performance des marchés boursiers.
Les perspectives pour la fin de l’année apparaissent cependant plus nuancées. Oliver Allen, de Pantheon Macroeconomics, considère que la croissance sera « moins reluisante » au quatrième trimestre, en soulignant la faiblesse du marché du travail, la stagnation des revenus réels et l’épuisement de l’épargne accumulée pendant la pandémie. Le Conference Board note également que le moral des consommateurs continue de se dégrader, dans un contexte d’inquiétudes persistantes liées aux prix et à l’inflation.

