La Défense présente son matériel anti-drones en Belgique.
Le radar déployé à l’arrière d’un pick-up a un spectre de détection large qui inclut « Tout ce qui vole, les drones, les avions, les hélicos, éventuellement les oiseaux », selon le Capitaine Charles-Henri Spiltoir. Le 23 décembre, un système antiaérien portable, le PIORUN, est arrivé à la Caserne de Heverlee, et plusieurs dizaines de ces systèmes ont été achetés en Pologne.
Installé à l’arrière d’un pick-up, le radar se déploie en quelques secondes. Son spectre de détection est très large : « Tout ce qui vole, les drones, les avions, les hélicos, éventuellement les oiseaux », indique le Capitaine Charles-Henri Spiltoir de la Task Force Drone et Innovation. « C’est très mobile, on peut faire de la détection en roulant sur le véhicule, celui-ci ou un autre. On pourra donc défendre des points importants en Belgique pendant un sommet européen à Bruxelles par exemple, mais également le déployer à l’étranger », précise encore le Capitaine.
Un autre outil de pointe a été présenté à la Caserne de Heverlee le 23 décembre : le PIORUN. Ce système antiaérien portable, tiré à partir de l’épaule, est destiné à neutraliser depuis le sol les engins volant à basse altitude. Cette acquisition a été demandée par les forces spéciales depuis seize ans, selon le ministre de la Défense. « Il est arrivé pour Noël », se réjouit Theo Francken.
Plusieurs dizaines de PIORUN ont été achetées en Pologne. La formation des militaires à son utilisation commence immédiatement, suivie d’une phase de formation intensive en 2026.
Enfin, un fusil brouilleur de fréquences, avec une portée de un à trois kilomètres, a également été présenté. « Dès qu’on a une détection, c’est le moment de sortir le drone gun qui va pouvoir brouiller le signal entre le système opérateur et le drone. Le drone va s’arrêter en vol, donc rester statique ce qui donne l’opportunité de faire une interception avec un autre système », explique le Major Gerd Goetschalckx, gestionnaire de l’armement lourd et des munitions.
Face à la montée des survols de drones en Belgique, la protection contre les menaces aériennes est devenue cruciale. Pour le ministre de la Défense, il était donc urgent d’investir dans du matériel de dernière génération « pour combattre et gagner une potentielle guerre », qu’il espère ne jamais voir arriver. « On n’avait pas les outils et c’était très frustrant. Maintenant, nous avons des outils très performants, surtout le radar girafe qui est le meilleur du monde », note-t-il.
Ainsi, 50 millions d’euros ont été prévus pour la lutte anti-drones. C’est un premier pas en avant pour Theo Francken, mais il reste beaucoup à faire. « 2025, c’est l’année du redressement de la Défense nationale », affirme-t-il.
À partir de début janvier, chaque base militaire belge sera équipée d’un kit anti-drone combinant détection et brouillage électronique. Ce système léger et mobile se porte sur le corps, avec des antennes dans le dos de l’opérateur. Tous les vols de drones seront visibles sur une carte numérique.

