France

Présidentielle 2027 : Le Pen soutient Bardella contre la jeunesse.

Marine Le Pen a défendu Jordan Bardella en affirmant qu’il est « victime d’une campagne de dénigrement d’une violence absolument inouïe » sur sa jeunesse et son inexpérience. Lors de son intervention, elle a déclaré que Sarah Knafo ne pouvait pas être considérée comme une alliée, car « rien de ce qu’elle a fait jusqu’à présent ne me permet d’avoir fondamentalement changé d’avis sur elle ».


Alors que l’un des deux ne devrait pas se présenter à la prochaine présidentielle, Marine Le Pen a une nouvelle fois cherché à faire taire les critiques à l’encontre de Jordan Bardella. La présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée nationale a ainsi pris la parole pour défendre son dauphin, qu’elle considère comme « victime » d’une « campagne de dénigrement d’une violence absolument inouïe » concernant sa jeunesse et son inexpérience.

Jordan Bardella, favori des sondages un an et demi avant la présidentielle, fait face à des attaques de « tous ceux qui ont peur que nous gagnions demain les élections », a affirmé Marine Le Pen sur CNews et Europe 1. Sous le coup d’une peine d’inéligibilité, la triple candidate à l’Élysée a déjà averti que son cadet la remplacerait si cette sanction était confirmée à l’issue de son procès en appel qui se tiendra début 2026.

### Le Pen attaque Élisabeth Borne…

Selon Marine Le Pen, Jordan Bardella a les qualités nécessaires pour la remplacer car « il a été militant du RN dans des endroits où c’est difficile », notamment en Seine-Saint-Denis, et que « cette expérience-là vaut mille fois le pantouflage de quelques hauts fonctionnaires qui sont devenus Premier ministre comme madame (Élisabeth) Borne ».

« Les blessures, la difficulté du combat… Jordan, il les a vécues », a-t-elle ajouté, soulignant qu’avec « quinze ans de vie politique derrière lui », son successeur à la tête du Rassemblement national a « acquis une cuirasse bien plus épaisse et solide que la plupart de ceux qui s’imaginent demain pouvoir concourir à quelque élection que ce soit ».

### …Et Sarah Knafo

Cette catégorie inclut, selon Marine Le Pen, l’eurodéputée Reconquête Sarah Knafo, pressentie pour se lancer dans la course à la mairie de Paris, face notamment au candidat RN Thierry Mariani. « Je vais avoir du mal à la considérer comme une alliée parce qu’elle nous a toujours combattu » et qu’elle a « failli nous empêcher d’être au second tour de l’élection présidentielle » en 2022 avec son compagnon Éric Zemmour, a-t-elle souligné. « Rien de ce qu’elle a fait jusqu’à présent ne me permet d’avoir fondamentalement changé d’avis sur elle ». Elle attend donc de la voir « prouver ce qu’elle est capable de faire toute seule » puisque, « la seule fois où elle a été élue, c’était sous le nom de Le Pen » – en réalité sur la liste de sa nièce Marion Maréchal aux européennes de 2024.

La tante a d’ailleurs rendu hommage à sa nièce, qui « travaille à être une forme de passerelle » à Bruxelles avec d’autres formations d’extrême droite. Oubliée par conséquent son ralliement à Éric Zemmour, vécu comme une trahison : « on peut être touchée sans être dans un reproche éternel. De toute façon, dans la famille nous avons le pardon facile ».