Sécurité des marchés de Noël : entre plaisir et vigilance nécessaire
Sur la Grand-Place de Tournai, la sécurité ne semble pas être une préoccupation pour les chalands et les commerçants, malgré le contexte du terrorisme en Europe. D’après les informations de la RTBF, l’organe de coordination pour l’analyse de la menace (OCAM) classe les marchés de Noël au niveau 2 sur 4, ce qui signifie que la menace y est pour l’instant jugée peu vraisemblable.
C’est l’image même de la convivialité : un vin chaud, une bière artisanale ou une tartiflette. Sur la Grand-Place de Tournai, c’est tout ce qui compte pour les visiteurs et les commerçants. Pour eux, la sécurité ne semble pas être une préoccupation : « C’est bien fermé, bien clôturé, l’ambiance est chaleureuse », nous explique une cliente d’un chalet. « Le contexte du terrorisme en Europe fait qu’on est conscient du problème, » nous dit un autre client, « mais on décide de vivre quand même. »
Les autorités, en revanche, ont bien intégré le risque terroriste. Car, de manière discrète, toute la place est sécurisée : « Pour éviter les voitures béliers, » déclare Robert Delvigne, Président de l’association des commerçants de Tournai, « nous avons installé de grands bacs à fleurs. Ils sont très lourds, donc difficiles à déplacer, mais ils sont aussi décoratifs, pour égayer le site. »
À d’autres endroits, des véhicules de la ville barrent la route. Des dispositifs anti-intrusion sont complétés par des patrouilles de police, ainsi que par deux agents de sécurité privés mobilisés en fonction de l’affluence. Sans oublier un réseau de caméras de surveillance. L’objectif est d’éviter tout scénario catastrophe.
Aux Plaisirs d’Hiver à Bruxelles, l’ambiance est bon enfant, mais tout le monde remarque les mesures de prévention : « J’ai remarqué les plots pour éviter les voitures béliers, » dit un Bruxellois, « mais je ne suis pas très attentif à tout ça. »
Patrouilles en uniforme ou en civil, mobilier anti-voiture bélier : avec plusieurs millions de visiteurs chaque année, les forces de l’ordre dans la capitale doivent parer à toute éventualité : « Le dispositif est réévalué en permanence, » explique Linda Camarero, commissaire de la zone de police Bruxelles-Ixelles, « cela se fait en concertation avec les différents acteurs. Ce dispositif est alors adapté dès que les informations changent. »
Selon les informations de la RTBF, l’organe de coordination pour l’analyse de la menace (OCAM), chargé d’évaluer le risque terroriste en Belgique, classe les marchés de Noël au niveau 2 sur 4. La menace y est donc, pour l’instant, jugée peu vraisemblable.

