SportTunisie

L’ASG ne déduit pas un point : très mauvais augure

Le club de la Zliza de Gabès a risqué de se voir retirer un point du classement en raison du non-paiement d’amendes de six mille dinars dans les délais impartis. Le président du Carrelage, Mongi Hassine, a versé le montant exigé des amendes le dernier jour avant l’expiration du dernier délai, évitant ainsi la déduction d’un point.

Le club a risqué gros pour non-paiement d’amendes dans les délais.

La Presse — Lorsqu’un club professionnel de Ligue 1 ne parvient pas à régler dans les délais un montant modique de six mille dinars relatif à des amendes, cela illustre l’ampleur de la crise financière à laquelle il fait face et les faibles chances d’en sortir rapidement. C’est le cas du club de la Zliza de Gabès.

Ce dernier a couru le risque de perdre un point au classement, ce qui aurait encore aggravé sa situation.

Depuis les modifications apportées en juillet au Code disciplinaire de la FTF, le non-paiement des amendes infligées n’est plus considéré comme un motif de réclamation et de pénalité. Cela a conduit certains clubs à se montrer négligents concernant les délais de paiement.

Les nouveaux règlements, pourtant généreux, offrent un processus dégradé pour acquitter ces amendes en deux étapes.

Le paragraphe B de l’article 53 du Code disciplinaire leur accorde un premier délai de paiement de 15 jours suivant la notification de l’amende, sous peine d’une majoration de 20 pour cent.

Un second délai d’un mois pour payer le montant majoré est également accordé. Si ce délai n’est pas respecté, un point sera déduit au classement de l’équipe concernée.

Un sursaut sur le fil

Bien que démissionnaire, le président du Carrelage, Mongi Hassine, s’est précipité pour régler le montant des amendes exigées à la Ligue nationale de football professionnel, le dernier jour avant l’expiration du délai, évitant ainsi une pénalité de point.

Ce scénario aurait constitué un nouveau scandale après le forfait à domicile des catégories jeunes lors de la journée du 30 novembre dernier.

La situation est critique pour un club qui traverse l’une des périodes les plus difficiles de son histoire.

Il semble peu probable qu’une liste de candidats se présente pour les élections d’un nouveau comité directeur le 22 décembre.

Si le vide se maintient, les yeux se tourneront vers les autorités locales pour nommer un comité restreint chargé d’une mission de sauvetage.

La pression sera également élevée sur le Groupement chimique pour débloquer au moins une partie de la subvention, ce qui ne pourrait se faire qu’au début de l’année 2026. Cela serait tardif, surtout s’il n’y a pas un bon mercato d’hiver pour redresser la situation.

Sans renforcement de l’effectif ni préparation adéquate pour la phase retour, l’ASG risque de s’enliser.