Attentat antisémite à Sydney : le jeune Français Dan Elkayam tué.
Dan Elkayam, un jeune Français de 27 ans, faisait partie des 15 victimes assassinées dimanche sur une plage de Sydney. Le Parquet national antiterroriste a annoncé l’ouverture d’une enquête en France pour assassinat et tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste.
Il fait partie des 15 victimes abattues par deux assaillants dimanche sur une plage de Sydney. Dan Elkayam, un Français de 27 ans, s’était installé en Australie depuis un an. Son frère le décrit comme une « personne en or ».
Passionné de football et voyageur, Dan Elkayam était « quelqu’un qui profitait de la vie, pas du tout matérialiste, qui avait la valeur des choses et qui aimait voyager », a ajouté Jérémie Elkayam sur France Info.
« Nous sommes quatre frères et, parmi nous, c’était le plus gentil de tous », a-t-il souligné, précisant qu’il n’aurait « jamais pu croire que quelque chose comme ça puisse arriver » en Australie.
### Grand voyageur
Selon ses publications sur les réseaux sociaux, le jeune homme originaire de Seine-Saint-Denis avait voyagé ces trois dernières années au Mexique, en Indonésie, en Thaïlande et en Australie, où il travaillait depuis décembre 2024 comme analyste informatique.
Sur une photo publiée sur X par le Conseil représentatif des institutions juives de France, il apparaît en chemisette, casquette à l’envers sur son front bronzé, avec un grand sourire, moustache et barbe courte. Le président du Crif, Yonathan Arfi, a déclaré avoir échangé avec ses parents dès dimanche soir pour leur exprimer « notre solidarité et notre émotion », au nom des institutions juives de France.
> Le Crif a appris avec douleur le décès de Dan Elkayam, citoyen français victime de l’attentat antisémite de Sydney.
> Dan Elkayam s’ajoute à la longue liste des Français juifs, victimes du terrorisme antisémite et islamiste.
> Le président du Crif, Yonathan Arfi, s’est entretenu avec… (tweet du CRIF)
### Un petit du Bourget
Dan Elkayam avait grandi au Bourget (Seine-Saint-Denis), à 19 km au nord de Paris. « Ses parents, qui vivent toujours dans une résidence au Bourget, étaient des commerçants bien connus de la ville, ayant tenu un magasin d’ameublement », a détaillé le maire Jean-Baptiste Borsali. La nouvelle de sa mort a suscité un émoi au sein de la ville, car ses parents sont « des gens très sociables, très gentils et bien connus de la population ».
Après ses études à Montreuil (Seine-Saint-Denis) et Créteil (Val-de-Marne), il avait travaillé à Bois-Colombes (Hauts-de-Seine) avant de s’expatrier.
### Un footballeur passionné
Dan Elkayam se mettait souvent en avant sur les réseaux sociaux en maillot de foot. « Il a toujours dégagé quelque chose de très positif au club » du FC Bourget, où il a joué pendant une dizaine d’années, témoigne son président, Matthieu Robert. « Il avait une très bonne image » et « parlait avec tout le monde », dans un club caractérisé par un « beau métissage », selon ce responsable.
L’aide-soignant Alain Dahan, qui fut son entraîneur à 14-15 ans puis dirigeant bénévole du club, est « effondré » et se souvient d’un joueur « calme », « pas agressif » : « Il fallait quelqu’un comme lui [comme capitaine], il motivait les gars » et était « toujours correct avec les adversaires ».
Depuis sept ans, il faisait également partie des footballeurs français amateurs sélectionnés pour le tournoi international des Maccabiades, qui rassemble, tous les quatre ans, 10 000 sportifs de la communauté juive. « On devait le voir un peu avant l’été, pour le prochain tournoi, en Israël », a commenté l’entraîneur de cette équipe, Pascal Elbaz, qui décrit Dan comme « un garçon d’une gentillesse hors norme ».
Le Parquet national antiterroriste a ouvert une enquête en France, en parallèle avec celle des autorités australiennes, pour assassinat et tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, un autre Français ayant été blessé durant l’attaque.

