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Badr Smaoui, expert en sécurité sociale, a déclaré que le secteur privé tunisien a droit à une augmentation salariale qui n’a pas été appliquée en 2025, sauf pour certaines entreprises ayant conclu des accords internes. L’Ambassade de Tunisie à Bruxelles a organisé une soirée mettant en valeur l’huile d’olive tunisienne, réunissant des professionnels et des représentants belges et européens.
Augmentation salariale
Ce que prévoit le projet de loi de finances 2026 pour le secteur privé
La Presse — Lors d’une intervention sur une radio privée, Badr Smaoui, expert en sécurité sociale, a affirmé que le secteur privé en Tunisie a droit à une augmentation salariale qui n’a pas été mise en œuvre en 2025, à l’exception de certaines entreprises ayant signé des accords internes.
Il a souligné la responsabilité des partenaires sociaux pour mettre en œuvre cette mesure.
Selon lui, l’article 15 du projet de loi de finances 2026, prévoyant des augmentations salariales pour les secteurs public et privé ainsi que leur impact sur les pensions, fait partie d’un effort pour garantir la stabilité sociale et améliorer le pouvoir d’achat.
Il a précisé qu’il s’agit d’une mesure périodique appliquée tous les trois ans.
L’expert a rappelé que ces augmentations sont habituellement promulguées par décret, citant l’exemple de 2022, où un accord avec l’Union générale tunisienne du travail avait été mis en œuvre sans mention explicite des parties négociatrices.
Le problème réside, selon lui, dans le fait que les augmentations du secteur privé ne sont généralement pas réglementées par décret.
Le président de la République a donc jugé essentiel d’inclure cette augmentation dans le projet de loi de finances, en raison de l’absence d’accord entre l’Ugtt et l’organisation patronale à la fin de 2024.
Concernant le niveau des augmentations, Smaoui a indiqué qu’il n’était pas encore possible de définir un pourcentage uniforme.
Les taux diffusés dans les médias sont inexactes. Lors des négociations de 2022, les propositions variaient entre 3,5 % et 7,5 %, soulignant le caractère relatif des augmentations, influencées par plusieurs facteurs tels que l’inflation, la croissance et l’état des services publics.
Il a ajouté que les finances publiques sont sous pression et que des transferts entre postes budgétaires peuvent parfois être nécessaires.
D’après lui, le non-recours au Fonds monétaire international est l’option la moins préjudiciable, grâce notamment à l’amélioration des performances économiques dans le tourisme et l’agriculture, qui pourraient générer des ressources supplémentaires.
En ce qui concerne le secteur privé, Smaoui a précisé que « les négociations tiendront compte de la situation spécifique de chaque entreprise.
Le gouvernement est conscient que les augmentations salariales n’ont jamais été uniformes et qu’elles continueront de dépendre de la diversité des accords sectoriels existants, qui dépassent cinquante ».
Il a également précisé que ces augmentations ne représentent pas une charge pour le budget de l’État, contrairement au secteur public, qui est financé par des fonds publics.
À Bruxelles
L’huile d’olive tunisienne séduit
L’Ambassade de Tunisie à Bruxelles a organisé une soirée dédiée à la promotion de l’huile d’olive tunisienne et de la richesse culinaire du pays.
L’événement a réuni des professionnels de la distribution, de la restauration, des médias spécialisés ainsi que des représentants belges et européens.
Dans son discours d’ouverture, l’ambassadeur Sahbi Khalfallah a mis en avant les performances significatives de la filière oléicole tunisienne durant les deux dernières campagnes.
Il a souligné la qualité reconnue de l’huile d’olive nationale, qui a reçu de nombreuses distinctions internationales attribuées à plusieurs producteurs.
Une démonstration gastronomique a été réalisée par un chef tunisien, proposant une variété de créations mettant en valeur l’huile d’olive et le savoir-faire culinaire traditionnel.
Les invités ont eu l’occasion de découvrir une sélection d’huiles d’olive extra vierges, issues de premières pressions à froid, accompagnées de produits artisanaux et de dégustations inspirées du terroir.
Cette soirée a marqué la conclusion du « Mois culturel tunisien en Belgique : de Carthage à Bruxelles ».
Gabès, Médenine, Tataouine
Des femmes entrepreneures unissent leurs forces
Le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) a rassemblé plus de quarante entrepreneures de Gabès, Médenine et Tataouine pour transformer leurs réussites individuelles en levier collectif face à la violence économique.
Tout au long de la rencontre, ces femmes ont partagé leurs parcours, les obstacles qu’elles ont surmontés et les initiatives mises en place pour renforcer la cohésion sociale dans leurs régions.
L’événement a également offert un espace de valorisation économique : des stands leur ont permis d’exposer et de vendre leurs produits, offrant un aperçu concret du dynamisme entrepreneurial et du potentiel de développement du sud tunisien.
À travers leur engagement et leur créativité, ces entrepreneures montrent qu’un avenir plus équitable et inclusif peut se construire grâce à la solidarité, à la résilience et à l’esprit d’initiative.

