Smic : Augmentation de 1,18 % au 1er janvier, pas de hausse supplémentaire.
Le gouvernement va revaloriser le Smic de 1,18 % au 1er janvier, portant le salaire minimum à 1.823,03 euros brut par mois et 12,02 euros brut de l’heure. Au 1er novembre 2024, environ 2,2 millions de salariés du secteur privé étaient rémunérés au Smic, représentant 12,4 % d’entre eux, selon les données du ministère du Travail.
Le gouvernement prévoit une revalorisation du Smic de 1,18 % à partir du 1er janvier, sans offrir de coup de pouce supplémentaire au-delà de cette augmentation automatique, selon des sources syndicales. Le directeur général du Travail a communiqué cette augmentation lors d’une réunion de la Commission nationale de la négociation collective sur le Smic, rapportent la CGT, FO et la CFTC.
Cette revalorisation portera le salaire minimum à 1.823,03 euros brut par mois et 12,02 euros brut de l’heure. « Le Premier ministre a décidé ce jour de ne pas augmenter le Smic, et enlise les travailleurs et travailleuses dans la précarité », a regretté la CGT dans un communiqué. « Nous regrettons qu’il n’y ait toujours pas de coup de pouce depuis de trop nombreuses années, alors que le nombre de travailleurs pauvres augmente », a réagi de son côté la CFTC.
Environ 2,2 millions de salariés du secteur privé sont rémunérés au Smic, représentant 12,4 % d’entre eux, selon les données du ministère du Travail. Le 27 novembre, le groupe d’experts sur le Smic avait recommandé, dans son rapport annuel, de ne pas accorder de coup de pouce au-delà de l’augmentation mécanique du salaire minimum. Cette augmentation mécanique devait aboutir, selon leurs calculs, à « une hausse autour de 1,4 %, soit au-dessus de l’inflation attendue (proche de 1 %) ».
Chaque 1er janvier, le Smic est effectivement indexé sur l’inflation constatée pour les 20 % de ménages les plus pauvres. Il est revalorisé de la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire de base des ouvriers et employés. Cette augmentation mécanique s’avère, au final, moins élevée que les prévisions des experts, s’établissant à 1,18 %.
Les experts avaient préconisé, « compte tenu du ralentissement du marché du travail, du niveau élevé du Smic par rapport au salaire médian et du coût très important des exonérations de charges patronales sur les bas salaires », de « ne pas aller au-delà de la revalorisation automatique prévue par le Code du travail ». Bien que le gouvernement ait la capacité d’élargir cette revalorisation, la dernière fois qu’un coup de pouce a été accordé remonte à juillet 2012, après l’élection de François Hollande à l’Elysée.

