Xiaomi ne se limite pas aux voitures électriques : un brevet change la stratégie
Xiaomi a déposé un brevet portant sur une technologie d’affichage du niveau de carburant, confirmé par l’Administration nationale de la propriété intellectuelle chinoise le 5 décembre. En novembre 2025, Xiaomi a livré 46 249 véhicules, ayant dépassé son objectif annuel de 350 000 véhicules, avec plus de 500 000 unités écoulées depuis avril 2024.
Xiaomi se lance dans la production et la vente de voitures équipées de moteurs thermiques. Que ce soit des hybrides ou des véhicules électriques à prolongateur d’autonomie, cela semble envisageable, comme le prouve un nouveau brevet révélateur.
Le 5 décembre dernier, l’Administration nationale de la propriété intellectuelle chinoise a rendu public un brevet déposé par Xiaomi concernant une technologie d’affichage du niveau de carburant, selon le média chinois IT Home.
Ce document technique confirme que le constructeur ne se limite pas uniquement aux véhicules électriques. Il s’agit d’un système logiciel destiné à stabiliser l’affichage du niveau de carburant visible par le conducteur, réduisant ainsi les variations brusques causées par les mouvements du liquide dans le réservoir ou le comportement de conduite.
Le système proposé est ingénieux : il commence par établir une valeur d’affichage initiale, la compare avec les données d’un capteur, puis procède à au moins deux ajustements successifs si l’écart dépasse un seuil prédéfini.
Bien que cette innovation puisse paraître mineure, elle révèle que Xiaomi travaille activement sur des véhicules hybrides ou à prolongateur d’autonomie (EREV). Cette stratégie est pragmatique dans un marché chinois où ces technologies gagnent en popularité en raison des contraintes d’infrastructure de recharge et de l’émergence de modèles à prolongateur d’autonomie qui offrent des autonomies de 1 000, 1 500, voire 1 700 km avec une seule charge.
Ce brevet n’est pas isolé, car le constructeur a multiplié les dépôts ces derniers mois dans des domaines variés : systèmes de contrôle de dérive, dispositifs de conduite autonome ou procédés de fabrication de batteries lithium-fer-phosphate. Xiaomi semble donc ouvrir plusieurs possibilités.
Récemment, il a été mentionné que trois modèles seraient en développement chez Xiaomi. Le YU9, un SUV à prolongateur d’autonomie de plus de 5,20 mètres avec 7 places, un LiDAR et des roues arrière directrices, vise le segment premium, rivalisant avec des modèles tels que le Mercedes EQS SUV.
Une version revue de la SU7, possiblement avec un empattement allongé, devrait également voir le jour, envisagée comme une version berline du YU9. Enfin, le YU7 GT, une version musclée du YU7, pourrait atteindre plus de 1 000 chevaux grâce à deux moteurs électriques et être testé sur le Nürburgring pour accroître la notoriété de la marque avant une entrée en Europe, probablement prévue pour 2027.
Les performances commerciales de Xiaomi sont impressionnantes : 46 249 véhicules livrés en novembre 2025, plus de 500 000 unités écoulées depuis avril 2024, et un objectif annuel de 350 000 véhicules déjà dépassé.
Cependant, l’accumulation de brevets ne garantit pas leur mise en œuvre ni le respect du calendrier annoncé. Xiaomi reste discret sur les modèles qui bénéficieront de ces innovations et sur le timing de commercialisation, car ces véhicules ne peuvent pas nécessairement être qualifiés de 100 % électriques, étant donné que les modèles à prolongateur d’autonomie sont alimentés par un moteur thermique qui recharge la batterie.

