Le Québec veut renforcer ses liens économiques avec l’Europe.
Christopher Skeete, ministre québécois des affaires internationales, était à Londres hier et est à Bruxelles aujourd’hui pour renforcer les liens avec des partenaires « qui partagent nos valeurs ». Actuellement, 73% des exportations du Québec vont aux États-Unis, indiquant une forte dépendance économique envers ce pays.
« Ce que nous vivons actuellement, c’est un grand bouleversement de l’ordre mondial. » Christopher Skeete, ministre québécois des affaires internationales, a été à Londres hier et est à Bruxelles aujourd’hui pour renforcer les relations avec d’autres partenaires que les États-Unis. Il recherche des alliances avec « ceux qui partagent nos valeurs », qui « respectent l’ordre juridique et international », et « des partenaires qui pensent comme nous. »
L’Europe fait partie de la solution
« Le Québec, le Canada, nous cherchons à diversifier notre économie. Je suis ici en tournée parce que l’Europe fait partie de la solution. » Christopher Skeete considère l’Europe comme un partenaire commercial. « Nous avons toujours travaillé ensemble, mais nous n’avons pas encore échangé suffisamment. » L’économie québécoise est aujourd’hui très liée à celle des États-Unis : « 73% de nos exportations vont aux États-Unis. Nous sommes trop dépendants. Notre objectif est de maintenir le même montant en dollars tout en réduisant le pourcentage en poids. »
Vous avez besoin de nous et nous avons besoin de vous
Christopher Skeete est donc en Europe pour renforcer les liens, principalement à travers l’économie et l’échange de biens et de services. « Vous avez besoin de nous et nous avons besoin de vous. » Il cite en exemple les matériaux critiques, utilisés dans des objets quotidiens comme les smartphones, les voitures électriques ou les panneaux solaires. « Dans notre sous-sol, nous avons 10 des minéraux critiques stratégiques. » Parmi d’autres exemples, il note que « le Québec est le troisième pôle aérospatial après Toulouse et Seattle. Nous avons récemment acquis un chantier naval à Helsinki où les meilleurs brise-glace au monde sont fabriqués. Nous sommes numéro 5 mondial en intelligence artificielle. »
« Nous sommes tous ensemble des puissances moyennes qui cherchons à stabiliser un monde pas toujours bien équilibré. » Ce renforcement économique vise à établir un nouvel ordre mondial car « il faut réduire la dépendance » aux États-Unis. « Nous entrons dans une nouvelle ère de bouleversements généralisés dans le monde. »

